Apéritif dînatoire: Camille Willemin
«À la base, la cuisine, ce n’était pas du tout le plan! J’ai commencé par faire les préparatoires en art à Vevey, puis un apprentissage de décoratrice événementielle dans une boîte vraiment géniale. Et là, j’ai eu la chance de bosser sur des trucs complètement différents: Paléo, la Plage des Six-Pompes, du théâtre, du privé, des événements, des mazots transformés en chambres d’hôtel… Bref, on touchait à tout et c’était ça qui était génial.», raconte Camille Willemin. La cheffe, qui travaille à la Maison St-François à Delémont s’est vue confier les rênes de l’apéritif dînatoire VIP des Jardins des 12000.
Elle a ensuite voyagé, fait sa vie. Jusqu’au jour où l’envie de recommencer s’est imposée. Elle a alors entamé un nouvel apprentissage, en cuisine cette fois. Ce chemin l’a finalement menée à la Maison Saint-François.
«Et là, j’ai eu la chance de tomber sur une sacrée équipe de cuisine. On s’est vraiment bien trouvés: on aime déconner, chercher des idées et surtout se lancer dans des défis où, normalement, n’importe quelle personne sensée commencerait par dire: «Euh… vous êtes sûrs?» Nous, généralement, on dit oui et on réfléchit après.»
Lorsque Camille Willemin a appris que le spectacle tournait autour du haricot, elle a décidé d’en faire l’axe central de sa création culinaire: «Les Jardins, c’était exactement ça. Un sacré défi! Et puisqu’on aime bien se compliquer la vie, on a décidé de jouer à fond avec le thème des haricots. Parce que faire simple, visiblement, ce n’est pas trop notre truc. On a cherché, testé, goûté, recommencé et parfois même regretté cette merveilleuse idée du haricot!»
«Mais au final, c’est justement ce qui est génial. On ne voulait pas juste être «ceux qui font à manger». On voulait vraiment jouer le jeu et faire partie du projet à notre manière. Et là-dessus, il faut vraiment remercier toute l’équipe de la Confrérie. Ils ont fait en sorte que notre travail soit valorisé et, surtout, ils nous ont vraiment intégrés au projet. On ne se sent pas juste comme l’équipe qui nourrit tout le monde dans son coin. Grâce à eux, on a vraiment l’impression de faire partie du spectacle.»
«Avec tout ce qu’on a imaginé pour le coin VIP, on a pu aller au bout de nos idées, créer, tester des trucs et parfois un peu se compliquer la vie aussi… parce que visiblement, on aime bien ça! Et je crois que c’est surtout ça que j’aime dans ce genre de projet: partir d’un truc où tu te dis «mais comment on va faire ça?!», avoir mille idées, en abandonner la moitié, en tester d’autres, se marrer, parfois un peu galérer… et finalement voir que toute l’équipe a réussi à sortir quelque chose dont on est fiers. Et quand, en plus, les gens avec qui tu bosses reconnaissent tout ce travail et te font sentir que tu fais vraiment partie de l’aventure, ben franchement… c’est quand même vachement chouette!»
Du tac au tac
«Mon plus beau souvenir des Jardins, c’est…»
Sans hésiter, les Jardins de Gavroche. J’y ai participé comme comédienne et j’en garde vraiment de supers souvenirs. Surtout la scène de la Révolution, sur la place de la Bastille. C’était un moment hyper fort à vivre sur scène. Et en fait, chaque soir, même si on rejouait la même chose, il y avait cette émotion et cette énergie qui revenaient. C’est vraiment ça que je garde de Gavroche.
«Comment j’imagine Delémont en 2086?»
J’espère surtout beaucoup de vert! Avec les chaleurs qu’on connaît de plus en plus, j’espère qu’on aura compris qu’il faut remettre de la végétation partout: des arbres, de l’ombre, des endroits frais et un peu moins de béton. Et comme j’adore tout ce qui est végétal, si Delémont ressemble un peu à une grande ville-jardin en 2086, franchement, ça me va très bien!
«Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?»
Beaucoup! Mais après en avoir préparé quelques centaines de kilos avec toute l’équipe de cuisine, je ne garantis pas que tout le monde vous donnera encore la même réponse!
«Comment j’ai découvert les Jardins?»
En étant directement dedans! J’ai participé comme comédienne aux Jardins de Gavroche. C’est comme ça que j’ai découvert les Jardins, les gens, l’ambiance et surtout tout ce qu’il y a derrière un spectacle comme celui-là. Et forcément, quand on l’a vécu de l’intérieur, on ne regarde plus les Jardins de la même manière.