Les Jardins des 12000: Stéphane Thies

Mise en scène: Stéphane Thies

Le metteur en scène des Jardins des 12000 est jeune et Jurassien. Ce projet est le plus grand auquel il fait face. «Par le nombre de personnes impliquées, l’ampleur du lieu, la logistique et l’ambition artistique. Mais cela ne change pas vraiment mon processus: je pars toujours des idées, du texte, des interprètes et de ce qui se construit au plateau. Tout se nourrit en permanence, et mon travail consiste à garder une vision d’ensemble tout en restant attentif à chacun», explique-t-il. Ce spectacle est sorti tout droit de son imagination. «Au cœur du projet, il y a l’idée d’une ville qui doit s’unir, d’un groupe qui se rassemble pour faire face ensemble. Je voulais parler de notre rapport au territoire, à notre manière de vivre ensemble et à ce que l’on considère comme acquis, en partant d’une situation concrète qui vient bouleverser tout cet équilibre.» Il s’est approché de l’auteur Nicolas Turon pour que ses idées prennent vie dans un texte. «La collaboration avec Nicolas a été très stimulante. Il a une écriture très visuelle, avec un vrai goût pour les personnages et les situations. Il est aussi très efficace: il comprend vite les besoins du projet et sait proposer des solutions concrètes. Nous avons beaucoup échangé pour trouver l’équilibre entre son univers et l’ampleur du spectacle», raconte Stéphane Thies, qui avoue adorer le moment où «les mots quittent la page, commencent à appartenir aux comédiens et que les personnages apparaissent vraiment. C’est là que le spectacle commence à vivre.» La recette de la réussite de ce spectacle? «Que toutes les personnes impliquées aient le sentiment d’avoir participé à une aventure hors norme et que le public entre pleinement dans l’univers du spectacle. Que l’ampleur impressionne, mais qu’on retienne surtout les personnages, leurs liens et la force du collectif.» 

Avec «ses» Jardins des 12000, Stéphane Thies espère toucher le public. «Pendant la représentation, j’aimerais que les spectateurs passent par la curiosité, le rire, la surprise et l’inquiétude, qu’ils se sentent pleinement plongés dans l’histoire et ne voient pas le temps passer. Après, j’aimerais qu’ils repartent avec l’envie d’en parler et quelques questions.» 

Du tac au tac

Ce que j’attends de ma première participation aux Jardins…

De vivre une aventure collective forte, de rencontrer beaucoup de monde et de voir naître un spectacle hors norme.

Comment j’imagine Delémont en 2086?

Vivante, avec plein de lieux où l’on se rencontre.

Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?

Beaucoup. Mais je crois que je les préfère encore quand ils deviennent le prétexte à inventer tout un monde.

Comment j’ai découvert les Jardins?

D’abord comme spectateur, quand j’étais enfant. Je me souviens notamment d’avoir vu le Francis Charmillot décoller sur un scarabée géant. C’est une image qui m’est restée!