Les Jardins des 12000: Véronique Piller

Piano: Véronique Piller

«Je me suis tout de suite sentie à l’aise parmi les Jurassiens qui sont toujours accueillants, sympathiques et enthousiastes. Je trouve que les relations humaines sont particulièrement cultivées ici, notamment entre les générations. C’est beau à voir et à vivre», raconte Véronique Piller. La pianiste fribourgeoise – elle joue de cet instrument depuis l’âge de 8 ans –  est bien connue dans la région, elle s’y produit très souvent et fait partie de l’aventure des Jardins depuis 2013, grâce à une rencontre faite quelques années plus tôt avec Blaise Héritier. 

A côté de son activité d’enseignement au Conservatoire de Fribourg, Véronique Piller joue avec de nombreux chœurs romands dans des répertoires très divers. «Dès que j’ai su aligner quelques notes, j’ai fait de l’accompagnement, et c’est une des choses qui me plaît le plus en musique. Soutenir un ensemble, suggérer une interprétation musicale, pressentir ce que les solistes ont envie d’exprimer et jouer la bonne note au bon moment, voilà ce qui me plaît », assure-t-elle. La Fribourgeoise travaille depuis plusieurs mois la partie musicale des Jardins des 12000 avec le chœur : «Le répertoire choisi me plaît: les chansons sont variées, entraînantes et intéressantes musicalement. Le directeur du chœur Bertrand Steullet fait un excellent travail avec ses choristes; il vise un résultat et sait l’obtenir tout en entretenant la motivation et le désir de bien faire », apprécie-t-elle. La partie musicale de ces Jardins version 2026 n’a vite plus eu de secret pour elle, mais pour le reste, elle a préféré garder le mystère le plus longtemps possible. «Comme j’aime bien les surprises, j’ai fait exprès de ne pas lire le texte, et je n’avais donc qu’une vague idée du scénario avant les premières répétitions d’ensemble.»

Du tac au tac

Mon plus beau souvenir des Jardins, c’est…

J’apprécie beaucoup les figures équestres à chaque spectacle. Lors de celui de 2013, les chevaux évoluaient tout près de la cahute où était l’orchestre, je voyais la terre soulevée par leurs sabots et les entendais souffler. La puissance et la majesté de ces animaux m’impressionne, tout comme la relation entre eux et leurs cavaliers.

Comment j’imagine Delémont en 2086?

Je dois dire que je n’y ai jamais réfléchi… J’espère qu’il y aura moins d’écrans et que la convivialité et les vraies rencontres subsisteront.

Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?

Beaucoup! Cuisinés en curry bien assaisonné et agrémentés de légumes variés, c’est très bon et j’en fais régulièrement.

Comment j’ai découvert les Jardins?

Grâce à Blaise Héritier qui m’y a fait participer pour la première fois en 2013. Je lui en suis très reconnaissante et me réjouis de chaque nouveau spectacle.