Décors: Dominique Milani
C’est l’édition des Jardins du Paradis, en 2009, qui a marqué les débuts de Dominique Milani au sein de la Confrérie des Jardiniers. Depuis, il crée les décors de chaque spectacle. «Ils doivent avoir l’effet immédiat de l’extraordinaire, en réel; ce n’est pas du cinéma», explique-t-il. Où puise-t-il l’inspiration? «Je travaille en collaboration avec le metteur en scène pour rendre réalisable les idées qu’il a du spectacle. Il faut ensuite réfléchir à ce qui est possible en termes techniques et aussi en possibilités budgétaires pour fabriquer les éléments de décors, intervenir sur les infrastructures scéniques, mais encore trouver des accessoires en prêt ou les acheter», explique le Jurassien qui aime particulièrement chercher des solutions «pour mettre les spectateurs dans l’illusion du décor.» Dans le spectacle que vous allez découvrir ce soir, Dominique Milani avoue un coup de cœur pour un élément spécial du décor; les vélos-sidecars, fabriqués en collaboration avec le Vilebrequin. «Leur atelier se trouve dans le même complexe que le spectacle, c’est très amusant.» Avec les Jardins de 12000, Dominique Milani prend part à son cinquième spectacle. Chacun a sa propre histoire mais les Jardins des Gueules rouges gardent une place particulière dans sa mémoire. «J’ai aimé cette scénographie dans le cadre historique du fer à Delémont. La construction d’une mine, d’une maison de maître, une énorme toile représentant le travail de l’extraction du fer en fond de scène mais aussi les différents tableaux, les costumes, les chants et les chevaux.»
Du tac au tac
Mon plus beau souvenir des Jardins c’est…
J’en ai deux. L’arrivée du dragon pour Révolte aux Jardins. Une collaboration avec les créateurs du carnaval de Nice. Une idée complètement folle au départ, mais réalisée après de maints échanges. C’était un convoi spécial depuis Nice. On a mesuré et sécurisé plusieurs ronds-points sur le trajet et on a dû verser une grande caution à la douane. Et «Les Jardins des Gueules rouges. Une mine reconstituée de trois galeries superposées. Le spectacle se déroulait sur le site où l’on fond, façonne et travaille le fer.
Comment j’imagine Delémont en 2086
La vieille ville toujours pareille j’espère, et un quartier de la gare plus développé avec de véritables pistes pour les vélos, avec plus d’arbres et moins de places pour les voitures qui, j’espère, seront à parquer en périphérie.
Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ?
Je les adore, l’été, cuits en salade, c’est le top. C’est un de mes légumes préférés.
Comment j’ai découvert les Jardins:
On est venu me chercher pour Les Jardins du Paradis, dans l’urgence, à 6 mois de la première. C’était une grande expérience. Heureusement j’ai pu compter sur mes collègues de Bâle qui sont venus en renfort ainsi que sur mes enfants et mes amis pour la réalisation des divers éléments.