Costumes: Aline Dessarzin
Aline Dessarzin vit sa troisième participation aux Jardins. Si sa contribution y est aussi indispensable, c’est que tous les costumes sortent de son atelier. «Pour cette édition, nous avons réalisé une quinzaine de costumes. Certains ont été confectionnés de A à Z, d’autres créés à partir de vêtements de base que nous avons transformés et adaptés aux besoins du spectacle», explique la couturière de Mervelier, qui avec son équipe de bénévoles, a également conçu des accessoires pour les acteurs ainsi que des éléments de scénographie et de décoration. Aidée de Céline, Colombe, Nesrin, Marie et Maryvonne, Aline Dessarzin planche sur les Jardins des 12000 depuis le mois de février. «Nous nous retrouvons une fois par semaine. Je peux compter sur une équipe motivée et expérimentée. Nos rencontres sont également de précieux moments d’échange qui nous permettent de partager nos idées et de trouver ensemble des solutions créatives pour certaines pièces plus complexes.»
Pour la Jurassienne, ces Jardins des 12000 représente une expérience particulière, du fait de l’univers de la pièce. «Les précédentes éditions se déroulaient dans le passé, alors que celle-ci nous projette dans le futur. Cela demande davantage d’imagination, de créativité et parfois même d’inventivité pour donner vie aux personnages. Heureusement, nous avons pu nous appuyer sur des dessins et des croquis qui nous ont aidés à définir l’esthétique souhaitée.»
Pour elle, participer aux Jardins constitue une formidable aventure humaine. «Elle me permet de rencontrer de nombreuses personnes, de créer de nouveaux liens et de partager une passion commune avec des bénévoles venus d’horizons très différents. Chaque édition et chaque thème constituent aussi une occasion de sortir de ma zone de confort, d’explorer de nouvelles idées et de me réinventer. Cette diversité est extrêmement stimulante et c’est ce qui me donne autant de plaisir à participer à chaque édition.» Et si on lui demande de citer un costume qui l’a marquée, elle n’hésite pas: « Je pense immédiatement aux costumes de l’actrice principale et de la bonne dans Les Jardins des Gueules Rouges. Il s’agissait de robes réalisées sur mesure, dont j’avais étudié et conçu le design. Ce projet m’a particulièrement marquée, tant par le travail de création que par le résultat final.»
Du tac au tac
Mon plus beau souvenir des Jardins, c’est…
Ma première édition, Les Jardins des Gueules Rouges, jouée à Von Roll.
Comment j’imagine Delémont 2086?
Je l’imagine comme une ville portée par une population résiliente, qui aura su retrouver le sens des choses simples et préserver ce qui compte vraiment. Une ville où l’être humain vivra en harmonie avec son environnement, en prenant soin de ses espaces verts, de sa biodiversité et de la nature qui l’entoure.
Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?
J’aime passionnément les haricots jaunes avec beaucoup de beurre.
Comment j’ai découvert les Jardins?
En accompagnant mon mari lors d’une représentation des Jardins du Paradis, à laquelle il avait invité plusieurs clients. J’ai ensuite été contactée par l’une des membres de la Confrérie pour reprendre l’atelier de couture pour les Jardins des Gueules rouges.