Les Jardins des 12000: Nicolas Turon

L’auteur: Nicolas Turon

Nicolas Turon est un «amoureux de la chose dite et de la chose écrite», comme il se définit lui-même. «Qu’elle le soit sur scène ou à la radio, dans les livres ou les bandes-dessinées. Plus jeune, la littérature et le théâtre m’ont sauvé la vie, alors je m’efforce aujourd’hui de leur rendre tout ce qu’ils m’ont apporté.» 

Sa contribution aux Jardins des 12000, c’est d’en signer le texte. «Le challenge d’écrire pour une grande distribution était très motivant pour moi qui ai plutôt l’habitude des textes ramassés pour un ou deux comédiens.» Comment se passe l’écriture d’un spectacle comme celui-ci? «Je fais beaucoup de croquis, de dessins et de schémas en amont, pour fixer les enjeux et les relations entre les personnages. L’intrigue est littéralement “storyboardée” et puis, quand tout est clair dans ma tête, je me lance dans le bavardage… Là, je prends mon pied, car écrire des dialogues est l’étape que je préfère», raconte Nicolas Turon. 

Le Français tisse un lien fort avec le Jura depuis plusieurs années. «J’ai déjà eu l’occasion de le sillonner à plusieurs reprises, de l’Ajoie aux Franches-Montagnes, pour l’écriture d’un polar et la conception d’une série de podcasts intitulée Entre les lignes.  Et je n’en finis plus de découvrir Delémont, que j’ai déjà eu la chance de fréquenter lors d’autres missions.» Il est notamment monté plusieurs fois sur la scène du Théâtre du Jura. 

Et quand on lui demande quel compliment il aimerait recevoir du public après la représentation, il répond simplement qu’il préfère qu’on l’oublie. «Place à la rencontre entre les comédiens et le public, c’est à eux que le spectacle appartient, désormais.»

Du tac au tac

Mon plus beau souvenir des Jardins, c’est…

 Cette rencontre avec les organisateurs, deux ou trois années avant l’échéance. Un repas passé à rire et imaginer, à l’heure où tout était encore possible…

Comment j’imagine Delémont en 2086?

Comme une capitale d’Empire, assurément. En 2086, la Suisse aura pris le contrôle d’une bonne partie de l’Occident, qui aura enfin compris que le collectif avance à coups de négociations et de compromis.

Les haricots, je les aime… un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?

Je les aime passionnément lorsqu’ils sont plats, tièdes, en salade avec de l’échalotte et un peu de vinaigrette.

Comment j’ai découvert les Jardins?

Grâce à l’excellent Stéphane Thies, le metteur en scène de ce spectacle, qui m’a parlé de la démesure de cette aventure, collective s’il en est !